| Visiteurs total : 147885 | Aujourd'hui : 18 | Connecté(s) : 4 |  | Contact | |
|
| Dernières MAJ : le 5 juin 2012 | V3.20 - 2007/2012 | |
|
|
L'origine
des Meautys d’Angleterre |
Les
« Meautys d’Angleterre »
sont les descendants des « de Méautis de Normandie
». Certains généalogistes et historiens normands
du XIXème siècle affirmaient avec certitude que des membres
de la famille « de Méautis »
furent établis en Angleterre au temps des fils du Conquérant. |
Des
traces de la famille « Meautys »
sous forme de pendentifs médiévaux datant du XIIIème
ou du XIVème siècle ont été retrouvées
en Angleterre. Le dessin original d’une licorne dans l’action
de bondir est toujours visible, une forme rare de cette créature
lorsqu’elle est sur ses deux jambes arrières. |
Bien
que les licornes soient les premières bêtes mythiques à
être trouvées sur les blasons, elles sont rares sur les
armoiries médiévales anglaises. Il est plus que probable
que ces armes appartenaient à la famille « Meautys
» qui portait « [...] D'azur chargé d’une
licorne d'erminois (or herminé de sable)
bondissante ». Il est à noter
qu’il existe plusieurs variantes de ce blason, mais toujours avec
« une licorne bondissante ». Les
armes des « Meautys » sont enregistrées
dans un document datant de 1586, qui est supposé être une
transcription d’une collection datant du XIVème siècle. |
Au
cours des siècles suivants, les « Meautys
» seront associés aux régions d’Essex et du
Middlesex, mais les deux pendentifs dont un trouvé à Coxwold
il y a plusieurs années, semblent suggérer des échanges
avec la région du Yorkshire au cours du XIIIème et du
XIVème siècle.
Je n’ai trouvé pour l’instant aucune trace des «
Meautys » dans les archives datant du
règne du roi Edouard I qui est pourtant
la date présumée de fabrication des deux pendentifs.
|
|

Pendentifs
Famille Meautys
|
Il
est toujours possible que les armes trouvées sur ces deux objets
appartenaient à un individu inconnu plutôt qu’à
un membre de la famille « Meautys ».
Ce serait là une véritable coïncidence, mais il faut
tenir compte du dessin inhabituel des armes et sa parfaite similitude
avec celles des « Meautys ». Les
deux pendentifs proviennent d’un harnais de cheval et sont constitués
d’un alliage en forme de bouclier. On y retrouve des restes d’un
émail bleu sur la face, couleur du manteau des « Meautys
». |
En
Angleterre, l’origine de cette famille reste très mystérieuse.
La première raison vient du nombre important de variantes de
ce nom qui inclus les « Meautis, Meautys,
Meatys, Meutis,
Meutys, Meutice,
Meutyce, Mewtys,
Meawtis, Meawtys,
Meautas, Meawtas,
Meutas, Mewtas,
Meates, Mewtes,
Meteize, Mutas,
Mewlys, Meautus,
Mutts, etc. ». |
La
seconde raison vient du fait qu’il y eut deux périodes
d’implantation des « Meautys »
en Angleterre. Une première à la fin du XIème siècle
et une seconde à la fin du XVème siècle avec le
chevalier normand Sire Jean V de Méautis.
Par la suite, il fut nommé Sir John I Meautys of
Greengate by Leadenhall in London. |
Sir
John I Meautys of Greengate by Leadenhall in London |
Sir
John I Meautys of Greengate by Leadenhall in London était
un membre de la famille des « de Méautis de
Normandie » qui passa (vers 1490) en Angleterre
avec Henry VII, puis s’installa définitivement
dans ce pays. |
Il
fut nommé « [...] secrétaire en langue
française du monarque anglais » et fut ambassadeur
au service de deux rois, Henri VII (roi d’Angleterre de 1485
à 1509) et Henri VIII (roi d’Angleterre de 1509
à 1547). Sir John I Meautys of Greengate by Leadenhall in
London eut un fils, Philip I Meautys of Chelsea in Kensington.
On notera que suivant toute vraisemblance, Sir John I Meautys of Greengate
by Leadenhall in London emmena avec lui sa famille lorsqu’il vint
s’installer en Angleterre. |
Signature
de Sir John I Meautys of Greengate by Leadenhall in London
apposée sur une lettre du roi Henry VII,
rédigée à la tour de Londres et datée
du 9 janvier 1496.
(Signature
extraite de la copie intégrale de la lettre originale. Lettre
pliée de 39,5 cm x 28,5 cm portant la trace d'un cachet et
provenant de ma collection généalogique personnelle.
C. Deméautis).
|
|

Signature
de John I Meautys of Greengate
by Leadenhall in London
|
Au
début de son installation en Angleterre, Sir John I Meautys of
Greengate by Leadenhall in London était possesseur d’une
maison à Greengate (Londres). En 1497, il acheta des
terres (The Horne’s lands) par l’intermédiaire
des exécuteurs testamentaires de Sir William Horne.
En 1519, il était possesseur d’une résidence à
Chelsea. |
Armes
: [...] D'azur chargé d'une licorne d'erminois (or
herminé de sable) bondissante
Devise
: [...] Par baen servyer
Dessin : C. Deméautis - 2010 |
|
|
L’arbre
ci-dessous et daté de 1624, nous permet d’établir
la généalogie de Sir John I Meautys of Greengate by Leadenhall
in London jusqu’à son descendant direct, Sir
Thomas IV Meautys the younger of West Ham, chevalier. |

Arbre
généalogique des Meautys d’Angleterre
|
Sir
Philip I Meautys of Chelsea in Kensington |
Sir
Philip I Meautys of Chelsea in Kensington, chevalier
de Windsor fut clerc au sein du conseil privé de
deux rois, Henri VII (roi d’Angleterre de 1485 à 1509)
et Henri VIII (roi d’Angleterre de 1509 à 1547). |
En
1500, il épousa Lady Elizabeth Foxley of Blakesley
in Northampton de qui il eut trois fils. John
II Meautys of Chelsea in Kensington, Philip
II Meautys of Chelsea in Kensington et Peter
I Meautys of West Ham in Essex. La descendance de ses
deux premiers fils, Philip II & John
II of Chelsea in Kensington n’est pas connue. |
Sir
Philip I Meautys of Chelsea in Kensington, chevalier de Windsor, mourut
à Londres le 8 novembre 1510 et fut inhumé dans la vieille
église de Chelsea à Kensington. Dans cette église,
on trouvait l’épitaphe de Sir Philip I Meautys of Chelsea
in Kensington, chevalier de Windsor qui fut enterré là
: « [...] Here lyeth Philip Meawtes, the son and heir
of John Meawtes, one of the secretaries to the kings Henry VII and Henry
VIII. Clerk of his council, and one of the knights of Windsor, which
Philip deceased the 8th November MDX on whose soul Jesu have mercy
». |
*
Traduction des sources anglaises par : Dominique G. & C. Deméautis. |
|
|